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The GlobalRecalls portal brings together information on product recalls being issued around the world, on a regular basis, together in one place – on an OECD platform.

The portal includes information on mandatory and voluntary consumer product recalls which were issued by a governmental body and were made publicly available.

Portail global sur les rappels de produits
 

Quels sont les avantages de ce portail ?

 

Pour les consommateurs qui tiennent à être informés sur les produits, notamment les parents de jeunes enfants ou d’adolescents, ce portail est un moyen simple de vérifier, avant d’acheter un produit importé ou fabriqué dans le pays, si des problèmes de sécurité ont été signalés. Il sera également utile pour acheter en ligne, notamment à l’étranger, et sera encore plus pratique lorsqu’il existera également en version « appli » pour mobile.

Pour les professionnels, notamment pour les industriels, le portail permettra de réagir plus promptement en cas de problème de sécurité, ce qui limitera le nombre d’incidents et de blessures, ainsi que les coûts qui pourraient en découler. Il pourrait ainsi réduire les risques de sécurité ce qui, à terme, pourrait abaisser les coûts d’assurance pour les industriels. Les importateurs et PME pourront aussi s’y référer dans leurs transactions avec des fournisseurs basés à l’étranger. Les détaillants pourront aussi réagir plus rapidement en cas de problème en retirant les produits incriminés de leurs rayons et en signalant aux autorités nationales les risques pour la santé ou la sécurité.

Pour les gouvernements, ce portail est un moyen d’améliorer les échanges d’information, de gagner en réactivité et de contourner les barrières linguistiques. Cet outil sera également utile pour faciliter les mesures d’exécution et améliorer la transparence du marché. Il pourrait également jouer un rôle important pour les économies en développement qui ne sont pas dotées de bases informatisées de rappels de produits. En y apportant les adaptations voulues, ces économies pourront également s’approprier le système de l’OCDE et ainsi se doter de leur propre portail pour un coût modique.

Enfin, ce portail a vocation à renforcer la sensibilisation aux problèmes de sécurité dans le monde entier, sans engager trop de frais. L’OCDE a déjà développé un portail de ce type, qui porte sur les produits chimiques et représente chaque année pour les gouvernements une économie estimée à 150 millions d’euros. Il repose également sur une nomenclature de produits commune. Aux États-Unis, l’utilisation de cette nomenclature pourrait diminuer de 75 % le volume des jouets importés soumis à inspection, soit une économie estimée sur cinq ans à 16.8 millions de dollars pour les importateurs de jouets et 775 000 dollars pour les pouvoirs publics.

 

Pourquoi le portail GlobalRecalls est-il important?

 

Depuis une vingtaine d’années, le problème de la sécurité des produits a acquis une dimension mondiale du fait de l’intensification des échanges et de l’émergence de chaînes de valeur et de modes de conception de produits plus complexes et mondialisés. Par exemple, en 1990, les économies du G7 totalisaient les deux tiers de la valeur des produits manufacturés. Aujourd’hui elles en représentent moins de la moitié. En 2009, la Chine avait presque rattrapé les États-Unis en volume de production, et le poids du Brésil et de l’Inde équivaut aujourd’hui à celui de la Corée. Parallèlement, ces soixante dernières années, les flux d’exportation de marchandises se sont rééquilibrés en faveur des pays en développement et des pays émergents. Ainsi, les exportations en provenance des États-Unis sont passées de 28.1 % du commerce mondial en 1948 à 13.1 % en 2009. Par ailleurs, le continent asiatique est devenu un acteur majeur de l’exportation depuis une dizaine d’années. En 2009, il représentait 29.4 % des exportations mondiales de marchandises, soit le double du niveau de 1948.

Parallèlement, le nombre de produits rappelés s’est accru. Ainsi en Corée, entre 2011 et 2012, il a augmenté d’environ 25 %. L’Australie a comptabilisé 8.5 % de rappels de produits en plus au cours de cet exercice, par rapport à l’exercice précédent. Entre 1992 et 2006, le nombre de jouets au rappel aux États-Unis a progressé plus vite que celui des importations. La même tendance s’observe dans l’Union européenne qui, en 2011, a totalisé 1 803 signalements via son système de partage d’informations RAPEX, contre 139 en 2003.

De plus, les habitudes des consommateurs ont évolué. L’achat en ligne est de plus en plus courant. Dans la zone OCDE, la part des consommateurs qui achètent sur l’Internet est passée de 25 % en 2007 à 32 % en 2011, et l’augmentation est encore plus forte dans d’autres pays comme la Chine et le Brésil. Au Brésil, le chiffre d’affaires du commerce électronique a augmenté de 26 % entre 2010 et 2011, alors qu’en Chine, la croissance a été de 500 % entre 2011 et 2008. Les consommateurs n’achètent plus seulement des biens et services sur des sites nationaux : ils peuvent aussi accéder à certaines offres en provenance d’autres pays. Ainsi, dans l’Union européenne (UE), en 2011, près d’un tiers des consommateurs ont acheté au moins une fois dans un autre pays de l’UE, ce qui représente une progression de 5 points de pourcentage par rapport à 2006.

Devant cette évolution du paysage commercial, les autorités nationales, les entreprises et les gouvernements doivent se montrer plus réactifs en cas de problème. Le portail GlobalRecalls leur sera une source d’information précieuse pour protéger les consommateurs en intervenant plus rapidement et plus efficacement à tous les niveaux de la chaîne d’approvisionnement mondiale : fournisseurs de composants, usines d’assemblage, consommateurs.

 

Sécurité des produits : quelques chiffres

 

• Aux États-Unis, les décès, lésions et dégâts matériels consécutifs à des incidents liés à des produits de consommation coûtent chaque année plus de 900 milliards de dollars.
• En Corée, le nombre de rappels a augmenté en 2012 de 25 % par rapport à 2011.
• La Commission européenne a diffusé en 2011 plus de 1803 signalements de produits de consommation représentant un risque pour la santé et la sécurité. Les catégories les plus largement représentées dans cette liste ont été les lésions, risques chimiques et de strangulation (liés aux chaînettes et cordons dans les vêtements d’enfants).
• L’Australie a enregistré 8.5 % de rappels de plus cette année par rapport à l’exercice précédent.
• Aux Pays-Bas, un produit est rappelé par semaine en moyenne.
• Aux États-Unis, entre 1992 et 2006, le nombre des rappels de jouets a augmenté davantage que celui des importations.
• En France, 25 à 30 % des produits importés contrôlés à la frontière ne sont pas conformes à la réglementation d’étiquetage CE.

Cliquer ici pour télécharger la plaquette du portail GlobalRecalls